
La validation de la candidature de Abdoulaye Wade a provoqué des violentes manifestations
Le coordinateur du Mouvement du 23 juin est interrogé sur les violences qui ont éclaté vendredi
à Dakar juste après l'annonce de la validation par le Conseil constitutionnel de la candidature à la présidentielle de février du chef de l'Etat sortant, Abdoulaye Wade.
Les Etats-Unis, l’union européenne et la France ont lancé des appels au calme après la violence qui a suivi la validation de la candidature d’Abdoulaye Wade par le Conseil constitutionnel. Des chefs religieux ont également exprimé leur préoccupation.
L’Union européenne conseille l’usage des procédures prévues pour contester la candidature de Wade plutôt que l’emploi de la violence.
Elle insiste également sur la nécessité d’organiser un scrutin calme et transparent dont les résultats reflètent la volonté du peuple sénégalais.
La France a déploré la mort d’un policier lors des incidents.
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères appelle la classe politique sénégalaise à la retenue.
Quant à l’ambassadeur des Etats-Unis, il s’est particulièrement adressé aux jeunes.
Lewis Lukens recommande en outre le respect de la décision du Conseil constitutionnel.
Le khalife général de la confrérie musulmane des mourides a invité hier le pouvoir et l’opposition à dialoguer et à se faire confiance mutuellement.
C’est ainsi que le scrutin du 26 février aura des chances de se dérouler dans la sérénité.
Les protagonistes, eux, continuent la confrontation.
Alioune Tine, président de la Raddho et coordonnateur du M23, a passé la nuit dans les locaux de la Division des investigations criminelles où il subit un interrogatoire sur les incidents de la nuit du vendredi au samedi.
Le M23 a lancé un appel à la résistance contre la dictature.