
L'opposition a lancé "la résistance" contre le président sénégalais Abdoulaye Wade malgré la validation de sa candidature à la présidentielle de février par le Conseil constitutionnel.
Le Conseil constitutionnel se penche sur les recours déposés par plusieurs candidats après la publication des dossiers acceptés pour la présidentielle de février. La haute juridiction doit rendre son verdict dans les plus brefs délais.
Les requêtes les plus nombreuses sont celles qui demandent l’annulation de la candidature d’Abdoulaye Wade. Elles viennent des candidats membres du Mouvement des forces vives du 23 juin, le M23, et de quelques autres.
C’est ainsi que le candidat Ousmane Tanor Dieng argumente selon deux axes.
Premièrement, une argumentation juridique pour démontrer que la Constitution de 2001 que Wade avait fait voter limite à deux le nombre de mandats présidentiels successifs. Mais le Conseil constitutionnel semble avoir déjà tranché en faveur de Wade, le président sortant, qui soutient que cette disposition n’est pas rétroactive car elle est survenue en cours de mandat.
Deuxièmement, les avocats du candidat socialiste vont ajouter un élément sonore à leurs arguments juridiques. Il s’agit de l’enregistrement de la déclaration faite par Wade après sa réélection en 2001. Il y affirmait qu’il ne pourrait pas se présenter en 2012, donc cette année, parce qu’il avait lui-même verrouillé le système afin que personne ne dépasse deux mandats successifs.
Abdoulaye Wade contre attaque en demandant l’annulation pour non- paiement de leurs impôts, des candidatures de trois anciens membres du gouvernement. Il s’agit d’Idrissa Seck et Macky Sall, tous deux ses anciens Premiers ministres, et Cheikh Tdiane Gadio, son ancien ministre des Affaires étrangères.