
Les Nations unies sont préoccupées par les "brigades révolutionnaires" en Libye.
Les pays voisins de la Libye ont déclaré à l'Onu qu'une grande quantité d'armes en provenance de la Libye ont été introduites dans la région.
Ces préoccupations ont été exprimées dans un rapport des Nations unies sur l'impact de la crise libyenne dans la région sahélo-saharienne et l'Afrique du nord.
Des pays comme le Niger et le Mali ont également indique être convaincus de ce que le groupe islamiste nigérian Boko Haram est devenu une menace régionale.
Le rapport de l'Onu indique que la crise libyenne a fait empirer une situation sécuritaire déjà fragile dans le Sahel.
Les pays voisins de la Libye ont déclaré que des roquettes, des grenades, des fusils et des explosifs étaient entrés de manière frauduleuse à travers les frontières et pourraient tomber entre les mains des terroristes et autres gangs criminels qui pullulent dans la région sahélo-saharienne.
Le rapport indique aussi que des armes sophistiquées comme des portatifs de défense aérienne pourrait être tombés entre les mains des groupes terroristes de la région, même si l'envoyé de l'Onu en Libye ait ajouté qu'il ya peu de preuves qui permettent de confirmer ces informations.
Boko Haram
Le rapport note également qu'il y a de fortes craintes concernant une alliance entre le groupe islamiste nigérian Boko Haram et AQMI, Al-Qaïda au Maghreb islamique qui s'est déjà illustré par des enlèvements dans la région.
Les gouvernements des pays concernés ont déclaré à l'Onu que certains des membres de Boko Haram ont reçu une formation dans des camps d'Al-Qaïda au Mali, et sept autres ont été arrêtés au Niger en possession des contacts des membres d’Al-Qaïda.
La région du Sahel est bien connue comme une voie pour le trafic de drogue et d'armes, et un refuge pour les groupes armés.
Mais des responsables des Nations unies et des diplomates occidentaux soutiennent que la plupart de ces menaces et défis sécuritaires actuelles de la région datent bien avant le conflit libyen.
Les pays comme la chine et la Russie qui s'étaient opposés à la campagne militaire de l'Otan en Libye, ont souligné l'impact négatif de cette guerre en Libye.
Le rapport onusien souligne aussi que l'afflux de travailleurs migrants de retour de Libye avait en outre rendu encore plus tendu une région déjà frappée par les pénuries de nourriture et la pauvreté.