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Kénya: démission du ministre des Finances

Dernière mise à jour: 26 janvier, 2012 - 15:01 GMT

Les partisans de Uhuru Kenyatta et de William Ruto accusent l'actuel Premier ministre, Raila Odinga de chercher à exploiter politiquement ce dossier judiciaire.

Le ministre kényan des Finances, Uhuru Kenyatta, mis en cause par la Cour pénale internationale dans les violences post-électorales de 2007-2008, a démissionné mais il gardera son poste de vice-Premier ministre.

Le grand argentier, inculpé par la CPI de crimes contre l'humanité, est remplacé à titre intérimaire par le ministre du Développement métropolitain, Robinson Githae, selon un communiqué de la présidence.

Le procureur en chef de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a ouvert en 2010 une enquête sur ces violences à caractère politico-ethnique qui ont fait plus de 1.200 morts et des centaines de milliers de déplacés, notamment dans la vallée du Rift.

Uhuru Kenyatta est le fils du "père de l'indépendance" de l'ancien fleuron de l'empire colonial britannique en Afrique de l'Est, Jomo Kenyatta.

Uhuru Kenyatta clame son innocence et réfute les accusations de la CPI selon lesquelles il aurait dirigé une milice accusée d'avoir commis des meurtres et des viols lors des violences.

Présidentielle

Francis Muthaura, chef de cabinet du président Mwai Kibaki et chef de laFonction publique kényane, également passible d'un procès devant la CPI, a également démissionné.

La CPI entend juger pour crimes contre l'humanité quatre responsables kényans, dont deux candidats à la prochaine élection présidentielle, pour les violences post-électorales de 2007-2008.

Le tribunal estime disposer d'éléments suffisants contre Uhuru Kenyatta et William Ruto, les deux prétendants à la présidence, et contre deux autres responsables accusés d'avoir orchestré les violences qui ont suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki.

La CPI accuse Uhuru Kenyatta, issu de l'ethnie majoritaire des Kikuyus à laquelle appartient Mwai Kibaki, d'avoir fait appel à la milice des Mungiki pour s'en prendre à l'ethnie Kalenjin dont est issu William Ruto, membre de l'opposition.

Ce dernier est pour sa part accusé d'avoir orchestré des raids contre l'ethnie Kikuyu dans la vallée du Rift.

L'élection présidentielle est censée se dérouler en août prochain, selon la Constitution, mais la Haute Cour kényane a décidé qu'elle devait se tenir en mars 2013.

Le gouvernement propose d'organiser le scrutin en décembre.

( Avec agences)

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