
Le Maroc et l'Algérie veulent resserrer leurs liens.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Saâd-Eddine, effectue depuis lundi une visite de jours à Alger à l’invitation de son homologue algérien.
La tâche du chef de la diplomatie marocaine, qui consiste à essayer donner un nouveau souffle à la coopération entre Alger et Rabat, n’est pas chose facile.
C’est vrai que des deux capitales, des signaux sont lancés de temps à autre par les dirigeants, appelant à renforcer les relations et à développer davantage la coopération bilatérale.
Mais le poids des dossiers contentieux a empêché la volonté politique exprimée verbalement, de s’affirmer et de se concrétiser sur le terrain.
Les deux plus gros dossiers sont le problème du Sahara occidental et la fermeture des frontières terrestres entre les deux pays depuis 1994.
Ces dossiers sont pour beaucoup dans la paralysie qui frappe depuis 18 ans l’Union du Maghreb arabe (UMA)
Le vent de révolte et les changements intervenus dans certains pays arabes, y compris au Maghreb, sont peut-être de nature à influer sur les positions divergentes défendues jusqu’ici par l’Algérie et le Maroc.
Le nouveau chef de la diplomatie marocain a d’ailleurs déclaré, à son arrivée à Alger, qu’il existe « une volonté commune » des deux pays de tirer avantage de cette nouvelle donne pour « insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales et les approfondir davantage ».
Othmani, un des principaux dirigeants du parti islamiste marocain PJD, a plaidé pour la relance de l’UMA et de ses différentes institutions paralysées depuis 1994. C’est d’ailleurs l’un des sujets inscrits dans son agenda de voyage à Alger.
Les changements de système et de régime politiques survenues au sein de trois pays membres de cette organisations sous-régionale, à savoirla Tunisie,la Libyeet le Maroc, offrent, a estimé Othmani, « une meilleure opportunité d’aplanir les entraves à la complémentarité et à l’intégration maghrébine ».