
De nombreuses attaques meurtrières, attribuées à la secte islamiste Boko Haram, ont secoué le nord du pays ces derniers mois.
Au moins 178 personnes ont été tuées vendredi à Kano dans le nord du Nigeria, dans une série d'attentats, revendiquées par Boko Haram.
Ces attaques sont les plus meurtrières jamais perpétrées par la secte islamiste Boko Haram.
Un couvre-feu nocturne a été décrété depuis hier dans la deuxième ville du pays, où vivent dix millions d'habitants.
Comme d'autres localités du Nord, Kano avait déjà été le théâtre de plusieurs attentats et de fusillades imputés à la secte et qui visent principalement les forces de sécurité et les églises.
Huit objectifs, dont trois commissariats, le QG de la police, celui des services de renseignement et des locaux des services de l'immigration, ont été visés.
Des dizaines de personnes se sont présentées à la morgue pour retirer les corps de leurs proches.
Jusqu'à présent Kano avait été relativement épargnée par la campagne de violences de Boko Haram.
Le président de de la commission de l'Union africaine, Jean Ping, a condamné samedi ces "attaques terroristes".
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague lui s'est dit "choqué et horrifié".