Plusieurs personnes ont été blessées samedi à Abidjan lors de l'attaque d'un meeting de partisans de l'ex-président ivoirien Gbagbo par des jeunes.

L'ex-président Laurent Gbagbo a été écroué à La Haye le 30 novembre 2011, soupçonné de crimes contre l'humanité commis lors des violences postélectorales en décembre 2010-avril 2011.
"Libérez Gbagbo, libérez Gbagbo, libérez Gbagbo". Dès 10h des milliers de militants pro-Gbagbo étaient réunis sur une grande place du quartier de Yopougon pour assister au meeting du Front populaire ivoirien.
Mais avant 11 heures, des jeunes ont commencé à lancer des pierres aux abords de ce meeting sur des personnes qui tentaient d'accéder au lieu du rassemblement.
Quelques échauffourées entre les militants des deux camps se sont suivies et des gaz lacrymogènes ont été lancés.
Boby Olivier est venu au meeting. Il a tenté de camoufler son t-shirt à l'effigie de Laurent Gbagbo mais il s'est fait prendre à partie alors qu'il était près du lieu du rassemblement.
" Une personne m'a tapé avec la machette. Les autres m'ont frappé avec des planches et des pierres. Mais Dieu merci, j'ai réussi à m'enfuir.", a-t-il raconté sous la tente de la Croix rouge alors qu'il était en train de se faire soigner.
Le secrétaire général du FPI, Miaka Oureto, avait à peine commencé son discours lorsque les jets de pierres ont redoublé, visant notamment la tribune.
Les jeunes hostiles aux pro-Gbagbo ont alors gagné la place, où ils ont emporté chaises et bâches destinées au rassemblement.
Les milliers des militants ont quitté le meeting dans un grand désordre pour échapper aux violences.
" C'est le pouvoir qui a fait ça. On connait la méthode " a déploré Miaka Oureto.
La police et la gendarmerie patrouillaient en début d'après-midi pour tenter de sécuriser la zone
Les autorités avaient annoncé un dispositif sécuritaire adéquat lors du meeting avec l'aide de la force des Nations unies. Mais ce dispositif semble avoir été insuffisant.
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