bbc.co.uk navigation

Egypte : le procès de Moubarak

Dernière mise à jour: 17 janvier, 2012 - 17:50 GMT
L'ancien président Moubarak arrivant au tribunal

L'ancien président égptien, Hosni Moubarak, arrivant sur une civière au tribunal.

L'un des avocats de l'ancien président égptien a affirmé qu'il n'y a aucune preuve que Hosni Moubarak ait ordonné de tirer sur les manifestants contre le régime il y a un an. Maître Farid el-Deeb, a affirmé mardi devant le tribunal que Moubarak était un homme innocent, pas un tyran, victime de discours malveillants.

L'ancien président égyptien, contraint de quitter le pouvoir au début de l'année 2011, est passible de la peine de mort, comme l'a requise le ministère public, s'il est considéré comme responsable de la mort de plus 850 personnes lors de la répression de manifestations pacifiques en janvier et février dernier.

Selon l'avocat de la défense dont les plaidoiries continueront jusqu'à dimanche, Hosni Moubarak, qui gouverné sans partage pendant trente ans, ne serait pas le tyran corrompu décrit par l'accusation.

Maître Deeb a souligné que son client avait servi son pays pendant soixante ans dont trente ans dans les forces armées.

Une nouvelle fois Hosni Moubarak, qui est détenu dans un hôpital militaire, a transporté sur une civière jusqu'au box des accusés en verre dans la salle d'audience du tribunal, installé dans les locaux d'une école de la police dans la périphérie du Caire.

Ses deux fils qui doivent répondre des chefs d'inculpation de corruption, étaient assis à ses côtés. Ils sont passibles de quinze ans de prison.

Six autres co-accusés, d'anciens responsables de la sécurité, sont également jugés.

Dans son argument le ministère public avait estimé que si Moubarak n'avait pas clairement ordonné à la police et à l'armée de tirer sur les manifestants, néanmoins il avait failli à son obligation, inscrite dans la constitution, de protéger le peuple.

Les avocats du ministère public se sont plaint du manque de coopération du ministère de l'Intérieur et des services de sécurité.

Les témoins cités par la défense, le maréchal Hussein Tantaoui, alors ministre de la Défense et le chef des renseignements à l'époque, Omar Souleimane, ont affirmé n'avoir pas eu connaissance de tels ordres.

A noter que leurs dépositions furent entendues à huis clos.

Mots-clés

BBC © 2012 Avertissement: la BBC n'est pas responsable du contenu de sites extérieurs.

Il est recommandé d'avoir la dernière version de votre navigateur et d'activer les spécifications CSS afin de bénéficier au maximum des effets visuels quand vous consultez cette page. Nous recommandons d'installer la dernière version de votre navigateur ou d'activer les spécifications CSS si c'est possible.