
Ses pairs africains ont rendu hommage à Malam Bacaï Sanha, président de la Guinée-Bissau.
La dépouille du président Malam Bacaï Sanha, décédé le 9 janvier en France, a été inhumé dimanche à Bissau à l'issue d'obsèques solennelles en présence des chefs d'Etat du Sénégal et du Cap-Vert. Le Niger, la Guinée et Sao Tomé et Principe étaient représentés par leur Premier ministre.
Le cercueil a été déposé au fond d'une tombe dans le cimetière des Martyrs de la lutte pour l'indépendance à Fortaleza d'Amura, ancienne garnison de l'époque coloniale, qui abrite le siège de l'état-major général des armées.
21 coups de canons ont été tirés en direction de la mer, ainsi que des rafales de Kalachnikov.
Avant l'enterrement, Malam Bacaï Sanha, pilier du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau, PAIGC, au pouvoir, a eu droit à un hommage de la Nation à l'Assemblée nationale, où sa dépouille avzit été exposée au public samedi et dimanche.
L'un de ses fils, Bacaï Junior, a invité les autorités à poursuivre les "chantiers" laissés par son père, en particulier "la réconciliation nationale, la paix et les réformes".
Des milliers de Bissau-Guinéens en larmes, la plupart, vêtus de blanc, ont accueilli samedi à Bissau la dépouille de leur président Malam Bacaï Sanha, décédé le 9 janvier à Paris à l'âge de 64 ans.
Malam Bacaï Sanha est décédé à l'âge de 64 ans d'une maladie qui n'a jamais été officiellement révélée.
Il avait accédé au pouvoir en juillet 2009.
La Guinée-Bissau aujourd'hui 1,5 million d'habitants, sans grands moyens et fragilisé par le narcotrafic.