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Afrique du Sud: bousculade meurtrière

Dernière mise à jour: 10 janvier, 2012 - 14:50 GMT

Une mère d'un étudiant a été tuée dans une bousculade devant l'université de Johannesburg, où des milliers d'étudiants se massaient dans l'espoir de s'inscrire avant la rentrée universitaire de 2012.

Les témoins racontent tous la même histoire.

Ils étaient déjà 6000 au moins ce matintrès tôt à attendre devant l’université.

Certains avaient fait le voyage dans la nuit de l’intérieur du pays. Ils étaient venus tenter leur chance car l’université de Johannesburg est l’une des rares à accepter des demandes tardives.-

Et quand les portes en métal se sont finalement ouvertes, les milliers de jeunes de derrière ont poussé la foule du devant - plusieurs personnes ont été piétinées.

Bilan un mort : la mère d’un étudiant a succombé – 17 blessés dont 3 très graves.

A qui la faute? Certains disent que les responsables de l’université qui ont assistés à des attroupements similaires dans le passé auraient du prendre leurs précautions.

D’autres assurent que la police a fait ce qu’elle a pu.

Système

Une chose est sure le pays tout entier est choquée par la tragédie qui rappelle une chose : il n’y a pas assez de places dans les universités sud africaines.

En adressant ces condoléances, la ligue de la jeunesse de l’ANC a demandé au gouvernement de mettre en place des mesures qui permettent plus d’accès aux universités. Il y a près de 400 000 bacheliers tous les ans et pas suffisamment de place dans les universités.

Plus de 180 000 étudiants se retrouveront cette année sans aucune inscription. Les universités du pays qui ont généralement 5 à 6 fois moins de place que de candidats.

Les raisons sont variées.

D’abord - il y a de plus en plus de bacheliers chaque année en Afrique du Sud, mais il n’y a pas nécessairement plus d’université.

Mais surtout l’entrée n’est pas systématique.

Les étudiants sont sélectionnés sur dossier- Car on peut passer son bac aujourd’hui en n’ayant pas la moyenne- En mathématique par exemple, ceux qui ont 7 sur 20 sont reçus – mais l’université ne tient pas nécessairement à les accepter.

Bref c’est tout un système qu’il faut repenser.

En attendant - A l’université de Johannesburg, où la tragédie a eu lieu, les inscriptions continuent- Les responsables de l’institution considèrent qu’ils auront à la fin de la journée 11 000 demandes- ils n’ont que 800 places.

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