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Nigeria : l'Etat infiltré par Boko Haram

Dernière mise à jour: 9 janvier, 2012 - 04:13 GMT

Le quartier général de la police après un attentat de Boko Haram à Damaturu, dans le nord du pays.

Pour la première fois, le président nigérian Goodluck Jonathan a affirmé que la secte islamiste Boko Haram a des collaborateurs au sein de l'appareil d'Etat et des services de sécurité.

La déclaration du président nigérian intervient au moment où le pays est secoué par une vague d'attaques meurtrières, dirigées contre la communauté chrétienne.

Goodluck Jonathan a fait ces commentaires en marge d'un office religieux auquel il prenait part.

"La lutte contre Boko Haram est plus compliquée que la guerre civile" d'il y a 40 ans et qui a fait un million de mort, a ajouté le président nigérian.

Signes

Les propos de Goodluck Jonathan font suite à ceux du dirigeant de l'association des Chrétiens du Nigéria. Le Pasteur Ayo Oritsejafor a prévenu que le pays pourrait être au bord d'une guerre civile.

"Ce n'est pas notre vœux, a dit le pasteur, mais on voit des signes.C'est comme cela que ça commence."

Le Pasteur Ayo Oritsejafor a été fustigé hier par Khalid Aliyu, secrétaire général de la JNI, un regroupement des organisations musulmanes, pour avoir déclaré que les attaques actuelles contre les Chrétiens pouvaient être considérées comme un nettoyage religieux.

Il a aussi été critiqué par certains responsables musulmans pour avoir appelé les Chrétiens à se défendre contre les attaques meurtrières de Boko Haram.

Plus de 80 Chrétiens ont été tués depuis le jour de la fête de Noël.

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