Le gouvernement congolais vient d'interdire l'activité des chalutiers de quatre entreprises chinoises accusées de pratiques illégales.
La mesure, rapportée à la Une du quotidien congolais La dépêche de Brazzaville, consiste en l'interdiction de toute activité de pêche dans les eaux territoriales congolaises par les chalutiers chinois.
Il s'agit de près de 70 bateaux appartenant à quatre sociétés chinoises accusées de pratiques illégales de pêche en dépit des rappels à l'ordre du gouvernement congolais.
Ces bateaux chinois auraient continué à pêcher dans des zones de reproduction, où seule la pêche artisanale est autorisée.
"Pêche en boeuf"
Plus encore, ces navires se seraient livrés à des méthodes illicites dévastatrices, en pratiquant ce qui est appelé dans le jargon du métier "la pêche en boeuf".
Cette pêche fait usage de grands filets en forme d'entonnoirs tirés entre la surface et le fond des eaux par un ou deux bateaux.
Cette méthode est très préjudiciable, car les quantités de prise de poissons sont considérables.
La population congolaise, criant au scandale, avait demandé que soit mis fin à ces pratiques.
Le ministère de la pêche vient de lui donner satisfaction en interdisant aux quatre sociétés chinoises d'exercer jusqu'à nouvel ordre dans les zones maritimes qui procurent aux Congolais l'essentiel de ses ressources venues de la mer.
Le Congo s'est doté depuis quelques mois d'équipements de surveillance de ces zones, ce qui lui permet de suivre quotidiennement les activités des chalutiers.