
L'annonce d'une 3 ième candidature à la présidentielle de Wade suscitent des protestations.
Barthlémy Diaz, du parti socialiste, a été inculpé d'homicide volontaire à la suite d'une fusillade qui avait fait un mort et trois blessés le 22 décembre.
Des troubles ont éclaté mercredi à Dakar après l'inculpation pour homicide volontaire du maire Barthélémy Dias, membre du parti socialiste dans l'opposition.
Les affrontements ont éclaté entre la police et des jeunes de l'opposition, en particulier ceux du Parti socialiste dont Barthélémy Dias est responsable de la section jeunes.
La mairie de la commune du Sacré Coeur/ Mermoz avait été attaquée le 22 décembre par une bande armée et l'un des assaillants avait été abattu au cours de la fusillade.
Mercredi, le juge d'instruction a inculpé Barthélémy Dias d'homicide volontaire, de coups et blessures volontaires et de port prohibé d'armes à feu.
Son garde du corps a aussi été "inculpé pour complicité de meurtre".
Il a été écroué ainsi que deux personnes du groupe des assaillants de la mairie dont on ne connaît pas exactement la situation.
L'enquête de la police est critiquée
Les avocats de Barthélémy Dias s'étonnent que la police n'ait arrêté que deux assaillants alors que la bande était estimée à plusieurs dizaines d'individus.
La presse fait état, de son côté, de détails sur les circonstances que le rapport de police aurait minimisés.
Il s'agit des noms des recruteurs et des numéros des plaques minéralogiques des véhicules qui ont pris part à l'expédition.
Il y a surtout le cas d'un garde du corps en service à la Présidence de la République que Barthélémy Dias a affirmé avoir reconnu, précisant même qu'il était armé.
Le journal Le quotidien affirme que le parquet est "outré" par l'enquête de police qu'il trouve "légère" et "insidieuse".
Les avocats de Dias voient dans cette affaire la volonté du pouvoir politique de neutraliser un opposant déterminé qui donne l'exemple aux jeunes.
Ils ont aussi déclaré qu'ils allaient saisir les instances compétentes de la Cedeao (la Communauté des économiques des Etats de l'Afrique de l'ouest).
Cet incident s'est produit le même jour que le PDS désignait Abdoulaye Wade comme son candidat pour l'élection présidentielle du 26 février
En janvier le conseil constitutionnel se prononcera sur la légalité d'une troisième candidature du chef de l'Etat, âgé de 85 ans.