
La présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf.
La présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, a annoncé que le second tour de l'élection présidentielle aura bien lieu mardi, malgré le retrait de son seul adversaire.
Elle a exhorté les Libériens à ignorer le boycott initié par Winston Tubman.
Tubman, qui a recueilli 32,7% au premier tour en octobre, a déclaré vendredi qu'il ne prendrait pas part au second tour.
La présidente sortante est arrivée en tête avec 43,9% des voix.
M. Tubman a accusé Mme Sirleaf d'essayer de ressusciter un régime de parti unique.
Et il a ajouté que «la machine électorale est encore imparfaite, comme au premier tour".
De son côté, Mme Sirleaf accuse Tubman de violer la Constitution, en encourageant ses citoyens à renoncer à leur droit de vote.
«Ne succombez pas à la peur et à l'intimidation. Ne permettez pas à un politicien de prendre notre pays en otage", a-t-elle déclaré dans une allocution radiodiffusée à la nation.
Selon Tubman des fraudes ont entaché le premier tour du scrutin, mais cet avis n'est pas partagé par les observateurs internationaux qui ont supervisé le scrutin.
La sécurité a été renforcée à Monrovia, la capitale, où les troupes des Nations Unies et la police libérienne patrouillent conjointement dans les rues.