
Il faut plus de 60 rotations d'avions pour acheminer les bulletins de vote.
Selon la CENI, ils seront près de 20.000 à se disputer 500 sièges, lors des élections législatives prévues dans deux mois.
La Commission électorale nationale indépendante a bouclé ses calculs tard vendredi soir : 19.253 personnes ont déposé un dossier recevable pour les élections législatives.
Sauf recours de dernière minute d'ici mardi, tous ces candidats vont s'affronter pour les 500 places disponibles sur les bancs de l'Assemblée nationale. Une situation n'est pas sans poser des problèmes pratiques.
A Kinshasa, il y a en moyenne plus de 100 prétendants pour chaque siège et la deuxième circonscription de la capitale verra s'affronter 1.489 candidats.
La CENI et son imprimeur sud-africain s'arrachent les cheveux pour trouver un format de bulletin de vote capable d'accueillir les listes mais aussi les photos des candidats et logos de leurs partis, comme le prévoit la loi.
On parle pour l'instant de bulletins de vote au format A3, voire A2, et de cahiers de plusieurs pages dans les circonscriptions les plus convoitées.
Selon le rapporteur de la CENI, il faudrait plus de 60 rotations d'avions pour acheminer les bulletins de vote, dans le plus vaste pays du continent.
Lors de la dernière élection, en 2006, 33 personnes avaient brigué la présidence et un peu plus de 9.000 la députation nationale.
Le passage à un scrutin présidentiel, à un seul tour, a logiquement réduit le nombre de prétendants à 11, mais l'évolution s'avère être inversement proportionnelle pour les législatives, prévues elles aussi pour le 28 novembre.