
Tony Blair avait été le premier dirigeant occidental à se rendre à Tripoli, en 2004.
L'ancien premier ministre britannique, Tony Blair, est allé deux fois en Libye pour rencontrer le colonel Mouammar Kadhafi, après son départ du 10 Downing street, en juin 2007.
Les deux visites sont intervenues dans les mois qui ont précédé la libération, pour des raisons humanitaires, d'Abdelbasset al Mégrahi, le seul condamné dans l'affaire de l’attentat de Lockerbie.
Cette révélation s'appuie sur des documents trouvés dans des bâtiments officiels à Tripoli.
D'après des courriers, le colonel Kadhafi avait envoyé son avion privé à deux reprises, en juin 2008 et avril 2009, pour permettre à Tony Blair de le rencontrer.
C'était l'époque où le régime libyen menaçait de rompre toutes les relations commerciales si Abdelbasset al Mégrahi n’était pas libéré.
Le seul condamné dans l'affaire de l’attentat de Lockerbie purgeait une peine de prison en Ecosse.
Un porte-parole de Tony Blair a reconnu que le sort de M. al Mégrahi avait été évoqué mais que l’ancien premier ministre aurait répondu que cette affaire était du ressort du gouvernement écossais.
"Aucun sujet commercial ou d’affaires" n'a été discuté lors de ces entretiens, a-t-il par ailleurs souligné.
Cette révélation pourrait provoquer des demandes d’éclaircissement sur toutes les activités de l'ancien premier ministre britannique en lien avec la Libye.
En 2004, Tony Blair avait été le premier dirigeant occidental à se rendre à Tripoli, après la décision du colonel Kadhafi de renoncer au programme d’armes de destruction massive en échange de son retour en grâce dans la communauté internationale.