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Boom de l'orpaillage clandestin au Sénégal

Dernière mise à jour: 16 septembre, 2011 - 14:14 GMT

Diabougou, village symbole de la ruée vers l'or au Sénégal

  • Diabougou
    Sur le site minier de Diabougou, n'importe qui peut venir, choisir un endroit et creuser une galerie dans le sol, appelée «dama» en malinké, l'une des langues locales. Il faut environ une semaine pour avoir une galerie de plusieurs mètres de profondeur et espérer atteindre le filon découvert sur le site. Mais "trouver de l’or est une question de chance", lance Pascal Dambele, mineur originaire du Mali.
  • Namori Keita
    Namori Keita est malien. En matière d’orpaillage, les Maliens ont plus d'expérience que les Sénégalais. Quand ils entendent parler d'un nouveau site informel, ils traversent la frontière et viennent tenter leur chance. Des dizaines de milliers sont ainsi arrivés à Diabougou.
  • Boroma Kangara
    Boroma Kangara a 15 ans. Lui et son ami Boroma Dembele se relaient pour plonger dans la galerie, creuser et renvoyer les pierres supposées contenir de l’or vers la surface.
  • Boroma Kangara
    Boroma Kangara se repose après avoir passé toute la matinée dans le dama. Dans le dama la chaleur peut devenir insupportable.
  • Métier à risque
    Métier à risque. Les galeries peuvent aller jusqu’à 20 ou 30 mètres de profondeur. Mais parfois, les damas s’effondrent. «C'est un métier risqué, selon Sidi Macalou, jeune mineur sénégalais de 20 ans (au premier plan). Les mineurs peuvent être blessés ou tués ». Le plus proche centre médical est à Sadatou, un village à une quarantaine de kms de Diabougou.
  • Fatoumata Keita
    Fatoumata Keita a 12 ans. Elle est venue du Mali avec sa sœur aînée et sa grand-mère pour travailler. Sa grand-mère prépare des repas pour les chercheurs d’or, et Fatoumata, elle, doit tirer sur la corde qui ramène les pierres du fond du dama. "C’est un travail dur, c’est très lourd", assure-t-elle avant d’ajouter qu’elle préfère de loin aller à l'école. Elle doit y retourner à la fin des vacances scolaires.
  • Laver les pierres
    Laver les pierres. Avant d’être broyées et lavées de nouveau, les pierres ramenées du fond du dama sont "testées": Certains mineurs experts savent comment identifier une roche qui contient de l'or.
  • Partage
    Partage. Les roches sont ensuite mises dans des sacs et partagées. En dix jours, quatre creuseurs ont prélevé neuf sacs du dama où ils travaillent. Les creuseurs, qui prennent tous les risques, ne sont pas pour autant ceux qui obtiennent la plus grande part du butin.
  • Une manne pour les locaux
    Une manne pour les locaux. Dans le village de Diabougou, près de la case du chef, un garçon du village écrase des pierres venues du dama. Selon un mineur malien, "Le chef du village reçoit sa part, tout comme l'imam, et le premier à avoir découvert le filon. Les gardes de sécurité du village aussi obtiennent leur part ... Toutes les personnes importantes du village reçoivent quelque chose. C'est pourquoi ils sont riches ici. C'est sur notre dos."
  • Fin de journée au dioura
    Fin de journée au dioura. A Diabougou, certaines règles ont été mises en place sur le site minier situé près du village et appelé "dioura". Le travail se termine à 5 heures, et le vendredi est chômé. Après 18 heures, les motos ne sont pas autorisées à circuler dans le niafa, le campement où vivent les mineurs. Une vingtaine d’agents de sécurité ont été désignés parmi les villageois pour faire appliquer ces règles.
  • Mamadou Diallo
    Mamadou Diallo est venu du Mali il y a 6 mois. Il est creuseur et travaille dans plusieurs damas, mais aujourd'hui, il est temps pour lui de laver les pierres ramenées à la surface et passées à la broyeuse. Le mineur utilise de l'eau, du savon et du mercure pour traiter l'or.
  • Poudre d'or
    Poudre d'or. Après avoir ramené à la surface, lavé et traité, l'or peut être vendu sur place, sur le site de Diabougou, à partir de 18 000 francs CFA le gramme.
  • Pollution
    Pollution. Les mineurs lavent et traitent l'or au mercure dans la rivière voisine. En conséquence, les eaux sont polluées et la seule source d'eau propre, une pompe à l'entrée du village, ne peut fournir de l’eau potable à tout le monde. Ce n’est là que l’un des revers de la ruée vers l'or. Photos et textes: Laeila Adjovi, BBC Afrique, Dakar

Reportage photo de Laeila Adjovi.

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