
Un procès "politique" pour une affaire familiale, selon des analystes
Kpatcha Gnassingbé l'ex-ministre de la défense est accusé d'être le cerveau d'une tentative de putsch en avril 2009 contre son demi-frère le président Faure Gnassingbé.
ll n'y a eu qu'une discussion pour la constitution des avocats. Kpatcha, qui pendant longtemps était dans une logique de conciliation, avait, refusé l'assistance des avocats.
En juillet dernier, il a changé d'avis et c'était après la clôture de l'instruction.
Toutefois, a dit, le président de la Cour, dans lesoucis d'un procès équitable, il accepte le renvoi du dossier, formule par la défense. Renvoi auquel l'avocat général qui représente l'Etat, ne s'est pas non plus opposé.
Ce renvoi au 06 septembre permettra à un autre avocat de Kpatcha, Maître Christian Charriere-Bournazel- de nationalité française -d'être présent à la prochaine audience.
Kpatcha Gnassingbé dont l'immunité parlementaire n'a pas été levée, a comparu avec son écharpe de député.
Après des échanges d'arguments avec le président de la Cour, le député Kpatcha Gnassingbé a ôté son écharpe.Visiblement bien en forme, il a été ovationné au début du procès. Un peu amaigri, le general Assani Tidjani arrêté, lui, le 22 juillet dernier n'a rien perdu non plus de sa vivacité.Il s'est même montré taquin à la sortie du tribunal. Les avocats de la défense ont,par ailleurs, souhaité que ceux de leurs clients qui sont gardés à l'AgenceNationale de Renseignements (ANR), soient transfèrés ailleurs.Car selon eux, les locaux de l'ANR ne peuvent servir de lieux de detention.Cette demande a été également acceptée et les déténus pourront, si tout se passe bien, etre transférés à la prison civile de Lomé.