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RDC: difficile réorganisation de l'armée

Dernière mise à jour: 28 juin, 2011 - 14:32 GMT

La réorganisation de l'armée vise à régler le problème de l'anarchie au sein des troipes

Depuis le mois de mars, les autorités militaires de République démocratique du Congo réorganisent leurs troupes dans les zones de guerre de l'est du pays. Leur objectif est de former et redéployer des dizaines de milliers de soldats, dont de nombreux ex-rebelles intégrés à la hâte dans l'armée depuis deux ans.

Cette reconfiguration était attendue, mais à court terme, les mouvements de troupes semblent exposer la population à une violence croissante de la part des groupes armés.

Selon les données officielles de l'armée, la restructuration d'unités rassemblant plus de 30,000 hommes déployés dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu doit s'achever fin juin.

Depuis trois mois, ces militaires se rendent à tour de rôle dans des centres de formation pour subir 45 jours d'entraînement militaire et disciplinaire et de sensibilisation aux droits de l'homme. Une nécessité pour la forte proportion d'anciens rebelles qui ont simplement changé d'uniforme et intégré l'armée au gré des accords de paix signés dans la région depuis début 2009.

Décès et désertions

C'est aussi l'occasion de distribuer des cartes d'identité biométriques aux militaires et de vérifier qui est vraiment membre de l'armée. Dans le seul Nord-Kivu, le commandement des opérations militaires reconnaît avoir ainsi supprimé 3 000 noms des registres de paye. Environ un sur cinq.

Le porte-parole du commandement évoque des décès et des désertions, mais les rapports des Nations unies et d'autres analystes dénoncent depuis longtemps l'exagération des effectifs par les chefs rebelles qui intègrent l'armée et empochent la solde de ces militaires fantômes.

Le gouvernement a promis qu'il n'y aurait plus à l'avenir d'intégration en bloc de groupes rebelles - ce mixage a donné lieu à trop de dérapages.

Les troupes formées doivent ensuite être redéployées sous forme de régiments plus maniables de 1 200 hommes pour repartir à l'assaut des groupes armés qui continuent à écumer le Kivu.

En attendant, ce sont les casques bleus de la MONUSCO qui tentent de maintenir leurs positions.

Démilitariser

La restructuration des troupes semble par contre avoir eu un effet positif sur l'exploitation illégale des minerais par les militaires.

En novembre 2010, la BBC avait révélé des informations impliquant le chef de l'armée de terre, le général Gabriel Amisi, dans l'utilisation de troupes pour défendre des intérêts financiers dans la mine d'or d'Omaté, au Nord-Kivu.

Suite à ces révélations, à prendre des mesures pour démilitariser les sites de Bisié et Omaté.

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