Burkina: les images de la contestation
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Dans le sillage des saccages perpétrés par les mutins, Ouagadougou a perdu de sa toilette habituelle, avec des colonnes de fumées montant au dessus d'édifices incendiés. Ici, une vue du rompoint de l'ONU presque obscurci par la fumée.
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Ce magazin d'une société dealer d'automobiles a fait les frais des militaires pillards. Vue d'une vitrine brisée suite au passage des soldats.
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Des échoppes en bordure de rue à Ouagadougou mises à sac par les soldats mutins. Les commerçants propriétaires de ces échoppes à leur tour se mettront à protester contre le manque de sécurité.
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Pour manifester leur colère, les commerçants se sont attaqués à quelques symboles du pouvoir, incendiant notamment le siège du parti CDP au pouvoir et saccageant la guérite de la Mairie de Ouagadougou
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Un autobus de transport en commun appartenant à la municipalité de Ouagadougou abandonné en flammes par les tenants des échoppes pillées par les soldats
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Quelques curieux passants prenant les photos d'un bus incendié en souvenir de la mutinerie des soldats et de ses conséquences collatérales
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Pour tenter de contenir les dégats, et de protéger les biens publics et privés, les autorités ont déployé la police anti-émeute à Ouagadougou.
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La contestation des militaires a commencé en mars dernier quand des militaires ont fait crépité les armes à Ouagadougou pour demander la libération d'un des leurs condamnés par la justice. Elle a été ralancée dans la nuit du 13 au 14 avril par les éléments de la garde présidentielle qui demandaient le versement d'indemnités de logement et d'alimentation.
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Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré au pouvoir depuis 1987 n'avait jamais vu son régime sous une telle pression.
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Après la première mutinerie les 22 et 23 mars, Blaise Compaoré a reçu les représentants des corps de l'armée pour entendre les doléances des soldats de rang.
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Les concertations n'étant pas parvenues à calmer les casernes, suite à la derrière série révolte, Blaise Compaoré a pris la décision de dissoudre son gouvernement de limoger des officiers supérieurs de leurs postes, dont le chef d'état-major des armés Dominique Diendéré (en photo).
Depuis février, le président burkinabé Compaoré fait face à une série de contestations de militaires, de la jeunesse, de magistrats et de commerçants.
Nous vous proposons dans cette gallerie des photos illustratives de cette tension qui menace la paix au Burkina.