Gaza : les civils, principales victimes

  • 12 juillet 2014
Les frappes aériennes israéliennes ont atteint de nombreux édifices à Gaza et tué plus de 120 persones, selon des responsables palestiniens
Les frappes aériennes israéliennes ont atteint de nombreux édifices à Gaza et tué plus de 120 persones, selon des responsables palestiniens

Les trois quarts des Palestiniens tués dans les frappes aériennes israéliennes lancées sur la bande de Gaza depuis lundi sont des civils, selon une agence des Nations unies.

Selon les responsables palestiniens, plus de 120 personnes ont été tuées depuis le début de l'offensive.

L’armée israélienne a lancé au début de cette semaine une opération aérienne visant, selon Israël, à faire cesser des tirs de roquettes lancés par des combattants du Hamas vers son territoire.

Mais le professeur Manuel Hassassian, délégué général palestinien auprès du Royaume-Uni, a signalé que les tirs en provenance d’Israël touchaient davantage les civils palestiniens que les combattants du Hamas.

"Il y a 1,8 million de personnes qui vivent sur cette si petite bande. (…) Les gens du Hamas vivent à l’intérieur de Gaza. Quand ils (Ndlr: les soldats israéliens) ciblent le Hamas, comme ils le prétendent, ils visent tous les Palestiniens", a expliqué Hassassian.

"Même en Cisjordanie, ils tuent sans distinction, alors qu’aucune roquette n’a été tirée de là-bas contre Israël", a-t-il soutenu.

"La Semaine de la colère"

Les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue arabe se rencontreront lundi au Caire (Egypte) pour discuter de la détérioration de la situation dans la bande de Gaza.

Des manifestations se tiennent depuis vendredi, dans plusieurs pays, en guise de solidarité avec les civils palestiniens.

En Tunisie par exemple, c’est sous le nom de "la Semaine de la colère" que des manifestants ont protesté vendredi à Tunis contre l’offensive de l’armée israélienne.

Aussitôt après la prière du vendredi et la rupture du jeûne, près de 2.000 personnes étaient descendues dans les rues de la capitale tunisienne, a constaté une journaliste de BBC Afrique.

"Une guerre contre des enfants…"

La foule composée essentiellement de militants du parti islamiste Ennahdha lançait des slogans: "Stop au crime", "Le peuple souhaite l’indépendance de la Palestine", etc. Certains manifestants brandissaient les drapeaux palestinien et tunisien.

"C’est une guerre contre des enfants et des femmes. (…) Le peuple palestinien est bombardé tous les jours, avec le soutien de l’Occident", s’est écrié un manifestant, au micro de BBC Afrique.

La présidence tunisienne a annoncé l’envoi d’une aide humanitaire en Palestine, "dès que possible".

Les Tunisiens sont appelés également à faire don de leur sang, dans les gouvernorats du pays, au profit des Palestiniens blessés qui peuvent éventuellement en avoir besoin.

A Dakar, la capitale du Sénégal, plusieurs personnalités politiques, religieuses et de la société civile ont appelé le gouvernement sénégalais à "suspendre" ses relations diplomatiques avec Israël.

Elles ont estimé, lors d’un rassemblement, que telle devrait être l’attitude de leur pays, jusqu’à ce que Israël mette fin à son offensive militaire.