Ukraine: débats parlementaires en cours

Le président du Parlement a demandé aux députés de trouver un compromis avant mercredi matin.

Les députés ukrainiens poursuivent leurs débats sur une modification de la Constitution qui limiterait les pouvoirs du président Viktor Yanukovych.

Il s’agit de l’une des principales demandes de l’opposition, qui s’est inquiétée des risques d’aggravation de la situation si le Parlement n’agissait pas rapidement.

Le président du Parlement a demandé aux députés de trouver un compromis avant mercredi matin.

Le mouvement de contestation a débuté après la décision de Kiev de ne pas signer un accord avec l’Union européenne (UE) en novembre dernier.

Au moins six personnes sont depuis mortes lors de heurts, et un certain nombre de politiciens ukrainiens ont alerté sur les risques de guerre civile.

“Arrêter la dictature”

L’opposition demande un retour de la constitution de 2004, soit pour le président Yanukovych la perte de certains pouvoirs obtenus depuis son élection en 2010.

Selon les changements envisagés, le Parlement- et non le président- nommera un Premier ministre et les membres de son cabinet, de même que les gouverneurs régionaux.

Les députés ont entamé leurs débats mardi.

« J’appelle tout le monde à prendre la route constitutionnelle et à mettre fin à la dictature », a déclaré au Parlement le leader du parti d’opposition Udar et ancien champion du monde de boxe, Vitaliy Klitschko.

« Rétablissons la Constitution qui permettra aux députés de prendre des décisions au lieu de simplement pousser des boutons ».

L’organisation d’élections présidentielles est cruciale pour restaurer la confiance du peuple, a également déclaré Klitschko.

Confrontation civile

Mais le chef du parti du président Yanukovych au Parlement, Oleksandr Yefremov, a accusé l’opposition d’être irresponsable.

« Les leaders de l’opposition ne se battent pas pour le peuple, mais pour le pouvoir », a-t-il déclamé.

« L’Ukraine traverse peut-être la période la plus dramatique de son histoire récente.

Une aggravation du conflit pourrait mener à une confrontation civile et pourrait avoir des conséquences catastrophiques, a-t-il ajouté.

Des députés ont crié “meurtriers” lors des débats de mardi, en référence à la mort de manifestants ces dernières semaines lors de heurts avec la police.

Les manifestants accusent le gouvernement d’être responsable de ces morts.