Syrie: vers l'évacuation de Homs assiégée

Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'ONU sur la crise syrienne
Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'ONU sur la crise syrienne

Le médiateur de l’ONU sur la crise syrienne, Lakhdar Brahimi, a déclaré dimanche que la Syrie va autoriser les femmes et les enfants à évacuer "dès maintenant" les quartiers de la ville de Homs assiégée par l’armée.

Les femmes et les enfants sont libres de quitter les quartiers assiégés de Homs, a confirmé le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faisal Mekdad.

L’opposition syrienne a accepté de remettre au gouvernement une liste de personnes détenues par les groupes armés, selon M. Brahimi, au deuxième jour des négociations de Genève II sur le conflit syrien.

Des délégations de l’opposition et du gouvernement syriens participent à ces pourparlers, sous l’égide de l’ONU.

M. Brahimi, s’adressant à des journalistes, estime cependant qu’il est "prématuré" de dire s’il est possible ou pas d’arriver à un accord entre le gouvernement et les rebelles.

A Genève, l’opposition syrienne exige la libération de milliers de prisonniers détenus par le gouvernement.

Le médiateur de l’ONU a dit qu’il était "content" dimanche du déroulé des négociations et a loué le "respect mutuel" dont font preuve les délégations du gouvernement syrien et de l'opposition.

Il explique que les deux délégations ne se sont pas directement parlé, mais elles ont pu entretenir le dialogue, grâce à sa médiation.

Opposition et gouvernement divisés

La guerre en Syrie a fait plus de 100.000 morts, selon les organisations humanitaires. Le conflit a fait 9,5 millions de déplacés, entraînant une crise humanitaire majeure entre la Syrie et ses voisins.

L’opposition et le gouvernement sont profondément divisés sur les objectifs de la conférence de Genève.

Selon la délégation gouvernementale, les pourparlers doivent permettre de protéger la Syrie du "terrorisme" international.

L’opposition, pour sa part, s’accroche au communiqué de la réunion de Genève I, tenue en 2012, estimant qu’il engageait le président Bachar al-Assad à mettre sur place un gouvernement de transition.

Le communiqué de la réunion de Genève I exhortait le gouvernement à se doter d’un organe exécutif de transition comprenant "des membres du gouvernement actuel, de l’opposition et d’autres groupes".