Accord sur le nucléaire iranien

  • 24 novembre 2013
Après cinq jours de négociation, un accord sur le nucléaire a été conclu

L'Iran a accepté de limiter certaines de ses activités nucléaires, à l’issue de cinq jours d’intenses négociations à Genève.

Quelques heures seulement après sa signature, l’accord est déjà considéré comme la plus grande avancée dans le dossier nucléaire iranien ces dix dernières années.

Le président américain Barack Obama a accueilli l’accord avec enthousiasme, expliquant que celui-ci « contenait des restrictions considérables capables de se prévenir de l’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran."

« Aujourd’hui, les Etats-Unis, avec ses alliés et ses partenaires, a fait un pas important vers une solution globale qui prend en compte nos peurs au sujet du programme nucléaire de la République islamique d’Iran », a également déclaré le président américain.

L'accord intermédiaire conclu à Genève sur le programme nucléaire iranien est "bon pour le monde entier, y compris pour les pays du Moyen-Orient et le peuple iranien", a jugé dimanche matin le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.

La Maison Blanche a annoncé que l'accord prévoit que l'Iran arrête d’installer de nouvelles centrifugeuses, et stoppe l’enrichissement d’uranium au-dessus de 5 %.

L’Iran a également accepté d’offrir aux inspecteurs un meilleur accès à ses sites nucléaires.

En échange, les pays négociateurs, qui rassemblent les membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne, se sont engagés à ne pas imposer à l’Iran de nouvelles sanctions au cours des six prochains mois.

Pour le président iranien Hassan Rouhani, l’accord respecte les droits de l’Iran au nucléaire.

« Cet accord avantage tous les pays de la région et la paix dans le monde » a-t-il également déclaré devant les journalistes.

Il a cependant réaffirmé dans un discours diffusé dans l'ensemble de l’Iran, que son pays n'avait jamais envisagé de se doter de l’arme nucléaire.

Téhéran a toujours nié les accusations répétées des gouvernements occidentaux à ce sujet.

Israël a de son côté vivement critiqué l’accord, qu'elle décrit comme "favorisant" avant tout l’Iran, et que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié d'« erreur historique ».