Syrie: Obama lâché par Londres

Une pancarte d'un manifestant pour anti-intervention devant le parlement britannique, le 29 août 2013.

Le parlement britannique a créé la surprise en votant “non” à une intervention militaire en Syrie, infligeant une défaite au Premier ministre David Cameron, qui avait demandé l’autorité pour s’engager aux cotés des Etats-Unis pour frapper le régime syrien, accusé d’avoir utilisé l’arme chimique.

Humilié, M. Cameron a immédiatement indiqué qu'il tirerait les conséquences de ce vote.

"Il est clair que le Parlement britannique ne veut pas d'intervention militaire britannique. Je prends note et le gouvernement agira en conséquence", a-t-il déclaré.

Sur le dossier syrien, les Etats-Unis perdent le soutien de leur plus solide allié traditionnel.

Les Etats-Unis recherchent toujours "une coalition internationale" pour répondre à l'attaque présumée à l'arme chimique du régime de Damas sur des civils, a réagi le chef du Pentagone, Chuck Hagel.

Selon un responsable du Congrès américain, le président Barack Obama n'a pas encore pris de décision sur une éventuelle intervention et continue d'évaluer les options, mais Washington indique ne pas avoir besoin du soutien britannique.

La France “prête”

Malgré le blocage de Londres, la France est prete à intervenir militairement en Syrie aux cotés de Barack Obama, a réagi François Hollande.

Le chef de l’Etat francais a déclaré vendredi au journal Le Monde que la France participerait à une action "proportionnée et ferme” contre le régime syrien, et que le refus de la Grande-Bretagne d'intervenir en Syrie ne changeait rien à la position de la France.

A l'ONU, une réunion d'à peine 45 minutes entre les cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France disposant tous d'un droit de veto) s'est achevée jeudi soir sans progrès apparents.

Alliée de la Syrie, la Russie a répété vendredi son opposition à une action militaire.