La Belgique a un nouveau roi

  • 21 juillet 2013

Le prince Philippe a prêté serment dimanche. Il devient le septième roi des Belges.

C’est une journée historique qu’est en train de vivre la Belgique avec l’intronisation du roi Philippe.

A 53 ans, il va devra prouver qu’il peut être à la hauteur de la tâche, dans un pays où le souverain n'est plus l'inoxydable lien entre Flamands et Wallons et où l’économie reste fragile.

"Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire", a déclaré Philippe d'une voix ferme en néerlandais, français et allemand, les trois langues nationales.

"J'entame mon règne avec la volonté de me mettre au service de tous les Belges", a ajouté le chef de l'Etat dans sa première allocution en tant que souverain, promettant également "d'intensifier le dialogue" avec les citoyens belges.

Il succède à son père Albert II qui avait signé son acte officiel d'abdication une heure et demie plus tôt.

En tant qu'héritier du trône, il était resté depuis 20 ans dans l'ombre de son père Albert, qui avait accédé au trône en 1993, après le décès inopiné de frère aîné, le roi Baudouin.

"Philippe, tu as toutes les qualités de cœur et d'intelligence pour très bien servir notre pays. Toi-même et ta chère épouse Mathilde avez toute notre confiance", lui a dit dimanche son père, quelques instants avant de signer son acte d'abdication devant les autorités du pays.

Son épouse Mathilde d'Udekem d'Acoz lui sera d’un grand soutien dans sa mission de réunifier une Belgique divisée par les indépendantistes.

Populaire auprès des Belges, elle a donné une touche de glamour en épousant Philippe en 1999, alors que monarchie était souvent jugée ennuyeuse.

Le roi devra rapidement faire ses preuves, à l'occasion des élections législatives prévues en mai 2014.

Le parti indépendantiste flamand N-VA de Bart De Wever, en tête dans les sondages, menace de bloquer la formation d'un gouvernement en cas de victoire.

La formation indépendantiste plaide en outre pour un rôle purement protocolaire de la monarchie, souhaitant l'écarter de toute influence politique.