Le "Davos de l'Afrique"

  • 8 mai 2013

Le Forum économique mondial a entamé mercredi au Cap, en Afrique du Sud, sa session annuelle consacrée à l'Afrique.

Le "Davos de l'Afrique", qui accueille plus de 1.000 délégués (chefs d'Etat, dirigeants de grandes entreprises et experts) sous le slogan "Faire tenir ses promesses à l'Afrique", durera jusqu'à vendredi.

Parmi les thèmes abordés: comment asseoir la forte croissance du continent en réduisant sa dépendance aux exportations de matières premières.

Des groupes de discussion sont prévus pour rechercher des moyens dont le continent, qui fut longtemps synonyme de pauvreté, faim, maladie et guerre, peut profiter de sa croissance relativement forte.

Les réflexions se porteront sur les moyens de réduire sa dépendance envers les exportations de matières premières, ou d'assurer la construction d'infrastructures qui permettraient de faciliter le commerce et relier entre elles des économies, ou encore chercher à libérer les talents des Africains.

"L'investissement en Afrique a considérablement augmenté ces dernières années. Nous avons une attente très positive pour les années à venir", a observé Mark Otty, chargé de l'Europe, le Moyen-Orient, l'Inde et l'Afrique au cabinet de conseils Ernst & Young.

Après s'être beaucoup intéressés aux ressources naturelles de l'Afrique, les investisseurs se tournent maintenant vers des domaines tels que les télécommunications, la vente au détail, la production manufacturière et les services financiers.

"Y a-t-il des risques en Afrique? Oui, mais certainement je dirais qu'il y a des risques énormes aussi en Europe", a déclaré à l'AFP M. Otty.

Si le rythme de croissance du continent africain est attendu à 5% cette année, la récente chute des prix des produits de base -- et notamment ceux de l'or -- a mis en évidence la fragilité du système.