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Pervez Musharraf de retour au Pakistan

Dernière mise à jour: 24 mars, 2013 - 13:16 GMT

Plus d'un millier de suporteurs attendaient l'ancien président Musharraf à son retour d'exil à Karachi.

L'ancien président Pervez Musharraf est rentré au Pakistan après près de quatre années d'exil. Plus d'un millier de partisans attendaient à l'aéroport de Karachi pour l'accueillir.

L'ancien président, aujourd'hui âgé de 69 ans, a l'intention de conduire la campagne de son parti, aux prochaines élections générales en mai.

Mais il ne bénéficie pas d'un large soutien populaire et il n'est pas sûr que l'armée souhaite son retour en politique.

Le mouvement des talibans du Pakistan (TTP) allié à Al-Qaïda, avait annoncé samedi "préparer un commando de kamikazes" spécialement pour le tuer.

Pervez Musharraf a survécu à trois attentats ourdis contre lui par des groupes islamistes, très présents dans ce pays voisin de l'Afghanistan.

A la suite de ces menaces, le rassemblement pro-Musharraf prévu à la tombe de Mohammad Ali Jinnah, le fondateur du Pakistan, puis à l'aéroport a été annulé, forçant le général à la retraite à improviser une conférence de presse.

"Mon peuple m'a demandé de rentrer pour sauver le Pakistan même au péril de ma vie....Je n'ai peur de personne sauf de Dieu", a affirmé Mr Musharraf.

Le TTP, qui dénonce l'alliance du Pakistan avec les Etats-Unis, initiée par M. Musharraf après les attentats du 11 septembre 2001, est considéré comme le principal auteur de la vague sans précédent d'attentats, qui ont fait plus de 5.700 morts dans le pays depuis 2007.

M. Musharraf, qui s'était emparé du pouvoir en 1999, se présente comme une "alternative" aux partis classiques aux prochaines élections le 11 mai.

Le bilan de l'actuel parti au pouvoir, le PPP, n'est pas brillant: échec de la luttee contre la corruption, coupures d'électricité de plus en plus fréquentes, infrastructures en très mauvais état...

Mais son alliance avec Washington après 2001, point de départ d'une décennie sanglante, reste très critiquée, et nombre d'observateurs estiment qu'il ne semble guère en mesure de bouleverser le scrutin avec sa formation politique, l'APML, formée en 2010 en exil entre Dubaï et Londres.

M. Musharraf avait par le passé annoncé à plusieurs reprises son retour avant de se raviser, par crainte d'être incarcéré à l'arrivée parce qu'il est visé par trois mandats d'arrêt.

En particulier il est accusé de n'avoir pas fourni une protection sécuritaire adéquate à l'ancien premier ministre Benazir Bhutto, avant son assassinat en 2007.

La justice pakistanaise lui a garanti vendredi qu'il bénéficierait d'une liberté sous caution, ouvrant la porte à son retour.

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