Bachar al-Assad propose "sa solution"

  • 6 janvier 2013
Le président Bachar al-Assad
Un syrien regardant le président Assad prononcer son premier discours à la nation depuis juin.

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé dimanche que le conflit meurtrier en Syrie n'opposait pas son régime à l'opposition, mais la Syrie à ses ennemis, qui souhaitent, selon lui, sa partition.

C'est la première fois depuis juin de l'année dernier que le président syrien s'adressait à la nation en direct à la télévision. Le cadre choisi était la salle de l'opéra de Damas, qui lui était complètement acquise.

M. Assad a affirmé que le conflit, n'opposait pas "le pouvoir et l'opposition, mais la patrie et ses ennemis, le peuple et ses assassins", ajoutant que certains voulaient la partition de la Syrie.

Dans le plan que le chef de l'Etat propose pour restaurer la paix civile, figure la convocation d'une conférence de réconciliation "avec ceux qui n'ont pas trahi la Syrie", la rédaction d'une charte nationale, suivies ensuite par la formation d'un nouveau gouvernement avec promesse d'une amnistie.

Des membres des forces de sécurité inspectent les dégâts dans un immeuble après une explosion à Damas.
Les forces de sécurité inspectent les dégâts dans un immeuble après une explosion à Damas.

Mais comme préalable Bachar al-Assad demande que les pays de la région cessent de financer les insurgés et de leur fournir des armes.

Il exige aussi la fin des attentats.

"Nous ne discuterons pas avec les marionnettes créées par les Occidentaux", a-t-il martelé.

Le conflit depuis mars 2010 a fait 60 000 morts selon les dernières estimations des Nations unies.

Peu après l'opposition a rejeté la solution politique proposée par Bachar al-Assad, refusant toute initiative prévoyant le maintien en place de son régime.

La Coalition de l'opposition rappelle que "les Syriens...ont déjà perdu ... plus de 60.000 martyrs (...) et qu'"ils n'ont pas fait tous ces sacrifices pour permettre le maintien d'un régime tyrannique".

Elle accuse le président de vouloir dialoguer uniquement avec des interlocuteurs "qu'il a choisis".

L'Union européene a ré-itérer sa position à savoir que le président Assad doit démissionner pour permettre une transition politique.