Obama veut régulariser les sans-papiers

  • 15 novembre 2012
Le président Obama est attendu sur plusieurs sujets pour son second mandat.
Le président Obama est attendu sur plusieurs sujets pour son second mandat.

Interrogé à plusieurs reprises par les journalistes américains sur le scandale Petraeus, Barack Obama a declaré n’avoir « aucune preuve pour le moment que des secrets aient été divulgués » par le général et patron de la CIA à son amante. Il souligne cependant que l’enquête se poursuit et qu’il « ne veut pas faire de commentaires à ce propos ».

En ce qui concerne l’autre scandale qui agite Washington, celui sur l’attentat meurtrier contre le consulat américain de Bengahzi dans lequel 4 Américains ont été tués sans recevoir l’aide du Pentagone et de la CIA qu’ils avaient demandée, Barack Obama affirme avoir donné l’ordre aux deux agences de « faire ce qu’il fallait pour proteger » l’ambassadeur et ses trois collegues, mais il promet de « fournir tous les renseignements disponibles » sur cet incident aux enquetes parlementaires en cours.

Meme si ces deux scandales ont dominé la première conférence de presse du président réélu, celui-ci en a profité pour lever un peu le voile sur les priorités de son dernier mandat.

La première des priorités du president Obama, c’est la résolution de la crise budgétaire des Etats-Unis, pour éviter les coupes drastiques dans les dépenses publiques et les augmentations d’impôt qui interviendront le premier janvier, en cas d’absence de compromis avec le Congres.

L’autre priorité est la réforme de l’immigration, dans le sens d’une régularisation des quelque 12 millions de clandestins qui sont déjà ici aux Etats-Unis. Barack Obama révèle que des negociations ont déjà commencé avec les Républicains sur ce dossier et qu’un texte pourrait voir le jour « très bientôt » après son investiture, prévue le 21 janvier. Mais le président américain ne promet pas la naturalisation des sans-papiers, seulement ce qu’il appelle « un statut légal » sur lequel il ne fournit aucun détail.

En politique étrangère, Barack Obama annonce qu’il prendra « une initiative dans les prochains mois » pour « ouvrir un dialogue » avec l’Iran pour que Téhéran s’en tienne au nucléaire civil et renonce à fabriquer des armes nucléaires. Il se dit confiant de pouvoir résoudre ce différend par la diplomatie.

En Syrie, Barack Obama n’est « pas encore prêt » à reconnaitre, comme l’a fait la France mardi, la coalition de mouvements d’opposition. Il a tout de même qualifié la coalition de « representant légitime des aspirations du peuple syrien ». Mais il affirme que des « extrémistes se dissimulent dans les rangs de l’opposition ». Il ajoute que la présence d’émules d’Al-Qaeda ne permet pas aux Etats-Unis d’envisager d’armer la rébellion syrienne pour le moment.