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La Turquie menace la Syrie

Dernière mise à jour: 26 juin, 2012 - 12:49 GMT

Anders Fogh Rassmussen mardi matin à l'issue de la réunion de l'OTAN à Bruxelles.

Le Premier ministre turc avertit les troupes syriennes de ne pas s'approcher de la frontière, alors que l'OTAN juge "inacceptable" la destruction d'un avion turc par la Syrie.

C’est de la manière la plus ferme possible que le secrétaire général de l’Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen a condamné la destruction d’un avion turc par la Syrie vendredi.

"Nous considérons cet acte comme étant inacceptable (...) Les Alliés ont exprimé leur fort soutien et leur solidarité avec la Turquie", a déclaré Anders Fogh Rasmussen à l’issue d’une réunion qui a rassemblé les ambassadeurs des 28 pays membre de l’OTAN à Bruxelles, siège de l’organisation.

L’attaque est “un exemple supplémentaire du mépris des autorités syriennes pour les règles internationales, la paix et la sécurité”, selon Anders Fogh Rasmussen.

La réunion s’est tenue à la demande de la Turquie qui avait invoqué l’article 4 du traité fondateur de l’Alliance prévoyant que tout membre peut consulter ses alliés s’il pense que sa sécurité est menacée.

C’est seulement la seconde fois depuis la création de l’OTAN en 1949 qu’est évoqué l’article 4.

En 2003, la Turquie avait sollicité l’aide de l’OTAN pour assurer sa sécurité pendant les préparatifs pour la guerre en Irak.

La Syrie affirme que le jet F-4 Phantom a été abattu dans l’espace aérien syrien.

L’avion s’est écrasé en Méditerranée et les deux pilotes n’a pas été retrouvés.

“Rage” de la Turquie

Le Premier ministre turc Recep Erdogan s'adressant au parlement à Ankara mardi.

En Turquie, le Premier ministre Recep Erdogan a averti dans un discours au parlement mardi que son pays avait changé ses règles d’engagement vis-à-vis de la Syrie depuis l’incident.

Selon lui, la Turquie ripostera à toute violation de sa frontière par la Syrie, et si des troupes syriennes s’approchent de la frontière, elles seront considérées comme une menace et donc une cible légitime.

Recep Erdogan a évoqué la “rage” de la Turquie, face à “une attaque lâche du régime de Bachar al-Assad” contre le pays.

"Ce dernier événement montre que le régime d'Assad est devenu une menace claire et proche pour la sécurité de la Turquie", a-t-il ajouté.

Recep Erdogan a conclu que son pays continuerait de soutenir le peuple syrien jusqu’à la chute de la “dictature cruelle” de Bachar al-Assad.

La tension entre les deux pays était encore montée d’un cran lundi soir quand la Turquie a accusé son voisin d’avoir ouvert le feu sur un deuxième avion turc.

Les tirs ont cessé après un avertissement turc.

Le vice-premier ministre turc Bulent Arinc a déclaré lundi que l’agression syrienne ne restera pas impunie, mais que la Turquie n’a “pas l’intention de partir en guerre”.

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