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Référendum constitutionnel en Syrie

Dernière mise à jour: 15 février, 2012 - 12:26 GMT

Une photo tirée d'une video sur You Tube montrant deux dépôts de carburants en flamme à Homs

La télévision d'Etat syrienne a annoncé que le président Bachar al-Assad avait promulgué le décret portant sur un projet de constitution qui sera soumis à referendum le 26 février. Le texte prévoit notamment l'abolition du régime de parti unique et des législatives dans les 90 jour suivant le referendum.

Cependant on voit mal comment une telle consultation pourrait être organisée alors que l'armée continuent de bombarder Homs et d'autres villes hostiles au régime.

Un comité ad hoc a travaillé pendant quatre mois sur l'élaboration d'une nouvelle constitution, faisant partie des réformes promises par le président Assad, au début des manifestations contre le régime, il y a près d'un an.

En même temps le gouvernement déployait les forces de sécurité pour réprimer dans le sang le soulèvement populaire.

Selon les Nations unies plus de 5000 personnes ont été tuées.

Il n'y a que onze jours pour préparer le referendum.

Le gouvernement affirme que la nouvelle constitution, qui comprend 157 articles, garantit le pluralisme.

L'ancien article 8 stipulant que le parti Baas, au pouvoir depuis 1963, est le dirigeant de l'Etat et la société est supprimé.

Aucun des nouveaux partis autorisés, cinq, ne pourra fonder son programme sur la religion, la défense d'une catégorie socio-professionnelle ou d'intérêts régionaux.

Cette clause risque de ne pas permettre la légalisation de partis comme les Frères musulmans, très actif dans le mouvement de protestation, ou de partis kurdes dans le nord-ouest du pays, qui auraient des revendications d'autonomie, voire d'indépendance.

Mais on voit mal comment une consultation populaire crédible pourrait être organisée dans un si court délai, alors que des quartiers entiers de villes sont assiégés et bombardés depuis des semaines.

L'opposition est sceptique.

Au début du soulèvement le gouvernement avait annoncé la levée de l'état d'urgence, accordant une totale impunité aux forces de sécurité, cela n'a pas empêché la répression d'être de plus en plus sanglante.

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