
Le premier ministre italien Mario Monti, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel le 30 janvier 2012, à l'occasion du dernier sommet européen à Bruxelles.
Les dirigeants de l'Union européenne (UE) étaient en réunion lundi 30 janvier à Bruxelles pour essayer de trouver les moyens de stimuler la croissance et créer des emplois dans un contexte d'austérité budgétaire. Plus de 23 millions de personnes sont sans emploi au sein de l'UE et les prévisions ne sont pas rassurantes.
Pendant plus d'un an, la priorité pour les dirigeants européens a été la réduction des déficits et de la dette. Mais cela n'a pas changé grand chose et c'est pourquoi ils veulent maintenant mettre l'accent sur la croissance économique et l'emploi. Il y a deux raisons à cela: l'Europe se dirige tout droit vers la récession et le chômage des jeunes atteint des proportions inquiétantes: 50 pour cent en Espagne, 47 pour cent en Grèce et 30 pour cent en Italie. La Grande Bretagne qui n'a pas approuvé par le passé les solutions proposées par le couple franco-allemand, souhaite moins de régulations pour favoriser les petites entreprises.
La Grèce est cependant la plus grande source de préoccupation. La proposition de l'Allemagne de créer un poste de commissaire chargé de superviser le budget grec ne fait pas l'unanimité. L’idée a été accueillie avec beaucoup de colère à Athènes. Il y a aussi le Portugal dont la dette a atteint un niveau record et l'on craint qu'il ne soit obligé de recourir à un second plan d’aide financière à l'image de la Grèce.
Pour le premier ministre britannique David Cameron, il s'agit de son premier sommet depuis qu'il a usé de son droit de veto pour s'opposer à l'adoption d'un nouveau traité. Il n'y aura sans doute pas de nouveau traité mais plutôt un pacte intergouvernemental.