
Le président Salefgh s'est engagé à quitter le pouvoir dans un mois.
Le Parlement yéménite a approuvé à l'unanimité un projet de loi accordant l'immunité au président contesté Ali Abdallah Saleh, qui ces derniers mois est revenu à plusieurs reprises sur sa promesse de quitter le pouvoir. Ce vote ouvre la voie à l'élection d'un président intérimaire le 21 février.
L'octroi de l'immunité au président Saleh était un point clés du plan de transfert du pouvoir élaboré le mois dernier sous l'égide du Conseil de coopération du Golfe.
Ce plan prévoit son départ du pouvoir le mois prochain en échange d'une immunité pour lui et ses proches.
Le vote est intervenu après l'amendement hier par le gouvernement d'entente nationale d'un projet de loi sur l'immunité.
Il couvre toute la présidence de Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, et devait s'appliquer à ses collaborateurs, mais des amendements en ont limité la portée. Seuls les crimes "motivés politiquement" qui ne sont pas considérés comme des "actes terroristes" seront finalement couverts dans leur cas.
L'immunité du chef de l'Etat est en revanche immuable et aucun recours n'est possible.
Ce projet de loi est vivement contesté par la rue qui réclame la comparution en justice du président et de ses collaborateurs pour la répression de leur mouvement de contestation.
Une répression qui a fait des centaines de morts depuis janvier 2011.
Le texte est aussi critiqué par la Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay. Le 06 janvier dernier, elle a déclaré que l'octroi d'une immunité à personnes accusées de graves violations de droits de l'homme constitue une transgression du droit international.