
Le porte-parole de la KNU David Htaw a de son côté salué un premier accord "fondé sur la confiance".
Le gouvernement birman et les rebelles de la minorité ethnique des Karens ont annoncé avoir conclu un cessez-le-feu dans l'un des plus anciens conflits internationaux de la planète.
Le cessez-le-feu signé avec les rebelles Karen est un pas significatif vers la paix avec les minorités ethniques.
La résolution des conflits ethniques constituent une des exigences préalables à la levée des sanctions imposées par les occidentaux sur la Birmanie depuis la fin des années 1990.
Les insurgés Karen se battent depuis 60 ans pour une plus grande autonomie. Plusieurs conflits ethniques secouent la Birmanie depuis son indépendance de la Grande-Bretagne en 1948.
Quelque 100 000 Karens ont été déplacés par les combats. La plupart des réfugiés vivent dans des camps de fortune en Thaïlande, le pays voisin.
On n'ignore si des concessions ont été faites par les protagonistes pour aboutir à cette trêve. D'autres pourparlers sont annoncés. Objectif final : emmener tous les groupes ethniques et le gouvernement contrôlé par les militaires à trouver un accord de paix durable. Mais cette tâche ne s'annonce pas facile.
Les affrontements se poursuivent notamment dans, l'Etat de Kachin, un autre foyer de tension malgré un appel présidentiel pour la fin des hostilités.
Depuis 1989, le gouvernement a négocié des cessez-le-feu avec 17 mouvements rebelles.
Le nouveau régime birman témoigne de sa volonté de dialoguer avec les rébellions ethniques et multiplie les gestes d'ouverture depuis que la junte militaire a été dissoute, en mars 2011.