Les sondages : qui croire?

  • 1 novembre 2012
Les instituts de sondage jouent leur crédibilité à chaque scrutin.
Les instituts de sondage jouent leur crédibilité à chaque scrutin.

La politique et les sondages sont inséparables aux Etats-Unis. Les partis font confiance aux instituts de sondage mais chacun a souvent ses sondeurs privilégiés.

L'institut Gallup qui réalise des sondages au quotidien donne les deux candidats au coude-à-coude à quelques jours de la présidentielle.

Resté à la traine pendant longtemps, Mitt Romney a profité de la mauvaise performance du président sortant lors du premier débat télévisé pour se relancer.

Et depuis lors, il y a eu une constance dans les sondages: le scrutin promet d'être serré.

Ce qui rend difficile les sondages aux Etats-Unis, c'est le système électoral indirect.

Les études ne doivent pas seulement porter sur l'opinion au niveau national, mais doivent aussi s'intéresser aux Etats, surtout ceux que l'on appellent là-bas les swing states, c'est-à-dire ceux capables de basculer dans un camp comme dans l’autre.

Mais il n y a pas que les instituts de sondages, dont les travaux sont basés sur une approche beaucoup plus scientifique, qui font des prédictions.

Les sites de paris en ligne comme intrade.com sont pris d'assaut par des parieurs. A moins d'une semaine de la présidentielle, Barack Obama reste le favori des pronostiqueurs.

Même les blogueurs ne veulent pas être en reste. Le mathématicien Nate Silver qui tient un blog dans le New York Times a mis en place un système de prévision jugé très fiable par les observateurs.

En 2008, toutes ses prédictions sur les victoires d'Obama dans les Etats se sont par la suite confirmées, à une exception près.

Dans son blog du 31 octobre 2012, il estime que Barack Obama a encore les votes nécessaires au sein du collège électoral pour remporter le scrutin.

Nate Silver avait commencé l'application de sa méthode par le baseball avant de la transposer à la politique.

Quoiqu'il en soit, le scrutin risque d'être tellement serré que certains n'excluent pas que celui qui aura le plus de voix ne soit pas forcément le vainqueur choisi par le collège électoral.